Exposition: A nation in retreat (Una nació en retirada). La retirada vista per les agències fotogràfiques internacionals

Titre:
Exposition: A nation in retreat (Una nació en retirada). La retirada vista per les agències fotogràfiques internacionals
Date:
Sam, 9. février 2019 - Dim, 1. septembre 2019
Catégorie:
Altres Activitats Històric FR

Description

Exposició: A nation in retreat (Una nació en retirada). La retirada vista per les agències fotogràfiques internacionals

Del 9 de febrer a l'1 de setembre de 2019

Les commémorations du 80e anniversaire de la fin de la guerre civile en Catalogne et le retrait de l'Armée populaire de la République en France permettent au Musée Mémorial de l'Exil (MUME) de se recentrer sur le drame de l'exil républicain en février 1939. L'arrivée massive de près de 475 000 réfugiés sur le territoire du nord de la Catalogne provoqua une catastrophe humanitaire sans précédent en Europe occidentale qui marqua sans aucun doute définitivement l'histoire du XXe siècle.

Quelques jours avant Noël 1938, la partie franquiste lance ce qu'elle appelle «La Campaña de Cataluña». L'ampleur de cette opération militaire a entraîné l'éclatement du front républicain et la fuite de centaines de milliers de personnes - militaires et civiles - vers la frontière des Pyrénées dans la région de Gérone. Un exil dur et long commençait pour beaucoup de ces personnes. La rapidité et l'efficacité incontestable de cette opération militaire s'expliquent en grande partie par l'application de l'armée franquiste, avec les conseils et la participation de ses alliés, l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste, de une nouvelle technique de guerre: la Blitzkrieg (Lightning War). L'une des principales caractéristiques de la nouvelle stratégie est la pertinence de la technologie et le fonctionnement de l'aviation moderne dans le but de frapper la capacité militaire, économique et politique de l'avant et de l'arrière républicains et de la rendre ainsi possible. une avance rapide des troupes au sol afin de conquérir efficacement de nouveaux territoires. Cette stratégie a conduit à une transition sans faille de la guerre de positions - si caractéristique de la Première Guerre mondiale -, avec un front posé au sol, à une guerre éclair qui a transformé la ligne de front en un espace extrêmement mobile. Le Blitzkrieg vécu en Catalogne a permis à l'armée allemande, dans la première phase de la Seconde Guerre mondiale (1939-1943), de dominer presque tout le continent européen.

L'exposition Une nation en retraite. Le retrait vu par les agences photographiques internationales, proposé par le Musée Mémorial de l'Exil de La Jonquera (MUME), montre comment la représentation des conflits armés a profondément changé depuis la retraite républicaine de 1939. Près de 135 journalistes des médias ont été accrédités, en effet, par les autorités françaises afin de capter et de raconter le drame humain qui se déroulait à la frontière catalane. Les agences photographiques internationales se sont également précipitées pour envoyer leurs photojournalistes. L'exposition MUME présente une sélection de 80 photographies prises par de grandes agences photo françaises telles que France Presse, S.A.F.A.R.A ou Fulgur ou des photographies américaines telles que Wide World Photo pour le New York Times, Keystone, Associated Press Photo ou ACME. La visite de l'exposition offre la possibilité de suivre, jour après jour - environ du 26 janvier au 10 février 1939 - la couverture de cet événement historique à travers les yeux et la perspective des grands photographes de guerre de puis, entre autres, Robert Capa, David Seymour Chim ou des photographes locaux du Roussillon qui travaillaient pour les grandes agences, comme ce fut le cas avec l'indispensable Auguste Chauvin.

L'exposition démontre, à travers des images, la mutation que la république républicaine impliquera pour le photojournalisme international. Depuis les années 1930, le photojournalisme s'est énormément développé et a pris un caractère politisé, offrant au monde une vision fondamentalement militante et progressiste. La manière de mener la guerre pendant l'occupation franquiste de la Catalogne n'a pas permis de saisir une représentation de la ligne de front, étant donné que le front n'existait pas en raison du vertige des opérations militaires. Cet aspect, d'une grande importance dans la capture photographique, a obligé les photojournalistes à raconter visuellement la guerre à travers les expériences de la population civile qui avait été exilée et des militaires républicains vaincus, qui, lorsqu'ils franchiront la frontière, deviendront également dans des asiles temporaires dans une III République française avec peu de volonté d'accueillir. Cette population démunie, dépendante de l'État français et de la solidarité internationale, deviendra, comme le montre l'exposition, l'objet d'une nouvelle façon d'appréhender la capture visuelle des conflits armés. Dans une large mesure, la photographie humanitaire est née à la frontière catalane en février 1939.

Comme indiqué dans un article du bulletin de l'organisation humanitaire British Committee for Refugees from Spain en février 1939, il s'agissait du retrait d'une nation entière (une nation en retraite). Une rubrique à laquelle se réfère le titre de cette exposition afin de souligner l'importance que la population civile va acquérir depuis lors dans les crises provoquées par les conflits armés. Bref, ce n'était plus seulement une armée vaincue, mais tout un peuple qui avait succombé à la violence du fascisme.

Le commissaire de l'exposition

Eric Forcada (Perpignan, 1975) est licencié en beaux-arts de l'Université de Montpellier III, en histoire de l'art et en études catalanes de l'Université de Perpignan. Eric Forcada concentre son activité professionnelle en tant que commissaire d'exposition et en tant qu'auteur de publications et de catalogues en collaboration avec diverses institutions publiques ou privées en Catalogne et en France.

Il a débuté sa carrière comme journaliste et critique d'art travaillant pour divers médias imprimés comme La Semaine du Roussillon (1999-2005) ou la télévision comme France 3 (2000-2005). Il intègre par la suite la Direction de la Culture de la Mairie de Perpignan en tant que directeur de la politique des musées et des expositions de la capitale Roussillon (2005-2010). Parallèlement à son activité professionnelle, il crée en 2006 le magazine culturel Mirmanda avec Oscar Jané et depuis il le co-dirige. Il participe également au groupe de réflexion qui porte le même nom que la revue, qui réunit, entre Perpignan et Gérone, des chercheurs et des penseurs soucieux du développement territorial et culturel des terres qui composent le nord de la Catalogne.

En tant que chercheur, il s'est spécialisé dans l'art du XXe siècle dans le nord de la Catalogne. Un des points de réflexion et de recherche se concentre sur l'étude des apports de la création Concentration produite par des artistes en exil des réfugiés républicains catalans et espagnols aux terres au nord de la Catalogne (1939-1944), notamment en crise de représentation qui a touché l'ensemble du monde de l'art après la Seconde Guerre mondiale. En ce sens, il a organisé plusieurs expositions liées à cette question et a consacré des conférences, des articles et des catalogues à cette période peu connue de l'art catalan.

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